Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous impliquer dans le festival et depuis quand faites-vous partie de l’équipe ?
Jacqueline (69 ans) : Une implication peu probable géographiquement, mais des amis percherons m’ont parlé du projet à ses débuts, alors qu’il n’était encore qu’un embryon. J’ai eu envie de les accompagner dans cette aventure. Depuis la première édition, je fais partie de l’équipe, côté intendance. Ce qui me motive profondément, c’est la philosophie du festival : la qualité des concerts, la diversité des approches et la recherche d’un équilibre financier plutôt que du profit. Et puis, il y a cette proximité avec les artistes, avant et après les concerts, notamment lors des repas partagés — une vraie chance.
Dominique (66 ans) : Je suis arrivé la deuxième année, et je participe donc aujourd’hui à ma troisième édition. Mon envie vient de mon goût pour l’organisation de spectacles : étant moi-même musicien, tout l’univers technique me passionne, et j’ai déjà travaillé en régie. Je suis aussi en total accord avec la vision de Bénédicte et Claude pour un festival rural : une organisation à la fois très professionnelle et profondément humaine.
Quel est votre rôle au sein du festival ? À quoi ressemblent vos journées ?
Jacqueline : Je m’occupe principalement de la buvette, ouverte avant et après les concerts. Cela implique la préparation du matériel, le transport des boissons, l’organisation des espaces, le service, puis tout le nettoyage et le démontage. Le lendemain matin est consacré à la gestion des stocks et au réapprovisionnement.
Dominique : J’interviens en assistance technique lumière et son. Je participe au montage et démontage des installations, et je me rends disponible là où il y a besoin : accueil du public, contrôle des billets… Je donne un coup de main partout où c’est utile.
Quel est votre lien avec le Perche ?
Jacqueline : L’amitié.
Dominique : J’y ai une maison et j’y viens dès que possible.
Qu’apporte selon vous un festival comme celui-ci en milieu rural ?
Jacqueline : Il permet un accès facilité à la culture et encourage l’audace d’aller vers l’inconnu. Il crée du lien entre élus, habitants et bénévoles, et propose une expérience transgénérationnelle et ouverte à tous — des novices aux connaisseurs. La proximité et les tarifs accessibles rendent tout cela possible.
Dominique : Il est essentiel, peut-être même plus qu’en ville. Dans une société de plus en plus individualiste, l’accès à la culture devient vital. La programmation permet de découvrir des musiques difficiles d’accès autrement, et le public, toujours plus nombreux et varié, montre bien ce besoin. La qualité des choix artistiques et l’engagement de l’équipe garantissent la pérennité du festival.
Votre plus beau souvenir de concert ?
Jacqueline : Impossible de n’en citer qu’un. Je pense notamment au concert de Christophe Monniot avec Didier Ithursarry, à Naïri avec Claude Tchamitchian, Catherine Delaunay ou Louis Sclavis, ou encore au solo de Katerina Fotinaki et à Andy Ravel et son Boléro revisité… et les après-concerts mémorables !
Dominique : C’est très difficile de choisir tant le niveau est élevé. Mais si je devais en citer un, ce serait Andy Emler : une qualité musicale exceptionnelle, un rapport au public remarquable, et une grande humanité.



